mardi 18 décembre 2007

Chronique d'un lecteur mp3 disparu

Ça s'est passé un mercredi soir, aux alentours de 19h. Il faisait noir, froid et il neigeait à plein ciel. Je m'étais rendue de peine et de misère à la maison des jeunes. J'étais toute seule ce soir-là, mon collègue étant retenu pour un rendez-vous médical. une dizaine de jeunes se sont pointés pour jouer au basket. J'ai donc fait la navette entre le gym et le bureau pendant le début de la soirée. Quand le gym a fermé, la moitié des jeunes sont partis. La gang qui restait, je ne les avais jamais vus, sauf un. Je me souviens très bien avoir rangé mon lecteur mp3, mon cell et mes clés dans mon sac que j'ai mis sous mon bureau, comme je le fais tout le temps. Je suis sortie du local une fois pour aller aux toilettes. Quand je suis revenue, je n'ai rien remarqué. Les jeunes étaient devant l'ordi et regardaient des vidéos. Un seul était assis à l'écart sur un sofa. Environ une demie-heure plus tard, je prends mon sac et constate qu'il est ouvert. À l'intérieur, tout est là, sauf mon lecteur mp3. Je ne panique pas tout de suite. Je fouille mes poches, mes tiroirs, le dessus de mon bureau. Rien. Mon Creative Microphoto rose est disparu. Volé. J'interroge les jeunes, personne n'a rien vu évidemment. Je perds patience, je prends les noms de tout le monde et je ferme la place.

J'ai un très gros doute sur un jeune en particulier, celui qui était assis sur le sofa et qui me regardais sans rien dire. Mais je n'ai pas de preuves. Mon mp3 est disparu de la carte pour de bon. S'il n'est pas dans un pawnshop, il a été vendu dans la rue comme un gramme de poudre, ou bien donné en cadeau à une fille dans le but de la séduire ou de lui faire faire des trucs pas cool. Pauvre petit appareil, il y avait à peine un an que je l'avais. Quel triste sort l'attend encore?

Mon seul souhait, serait que la personne qui l'a en sa possession, écoute un peu ce qu'il y a dedans comme musique avant de le vider pour le remplir de gangsta rap merdique et de pop-plastique-trop-sucrée. Un souhait bien futile qui à très peu de chances de se réaliser. Mais bon, on ne sait jamais....un miracle de Nowelll pourrait se produire...

jeudi 15 novembre 2007

Je design des t-shirts

Bienvennue à l'expo de mode de Mini-Jupe à Pois! Je vous présente mes dernières créations. T-shirts récupérés et peints avec amour...




Celui-ci est le premier que j'ai fait. Il y a tellement de trucs de Jack the Pumkin King partout, que j'ai eu envie de faire un t-shirt unique, introuvable dans les boutiques.



J'ai acheté ce t-shirt il y a des années, avec l'intention de dessiner dessus, sans jamais me décider à le faire. Le dessin, je l'ai en tête depuis longtemps aussi, alors voilà, j'ai sorti mes idées des tirroirs.



Ahh là, vous vous doutez bien que je n'ai pas entièrement conçu celui-ci. Biensur, le BangBang et les taches vertes sur les lettres étaient déjà là. Je l'ai simplement amélioré en ajoutant des taches, par dessus des vraies taches qui ne voulaient plus partir. Oh oui, je sais, trend-setter ;)



Pouvez-vous lire ce qui était écrit??



Celui-ci est une commande spéciale de ma coloc Gen, une vraie fille old-school!


Back in the days!



Hihi! Un hommage à mon ami Anthony



mercredi 24 octobre 2007

Prendre l'engagement par la Racine

..Une entrevue révolutionnaire avec le groupe Genr'Radical.

Par un après-midi terne et gris, un carré rouge épinglé à un sac à pois assista à une entrevue avec deux musiciens, Ève-Marie et Yannick, activistes colorés, déterminés à mettre de la joie dans les discours politiques. Tout à coup, le ciel gris n’était plus si triste...

Le petit carré s’intéressa d’abord au parcours de ces deux complices et de leurs amies, qui forment ensemble genr’radical. Ève-Marie, Véronique, Yannick, Maude et Barbara se connaissaient depuis longtemps au moment de la formation du groupe en 2003. À l’origine, Yannick et Maude devaient collaborer ensemble afin d’enregistrer les chansons de cette dernière. Par la suite, le groupe s’est formé au fur et à mesure que les autres complices se sont jointes à l’aventure. Issus de réseaux sociaux et militants communs, les membres de genr’radical partagent des idéaux politiques et une volonté de conscientiser qui se transmet par la musique. À ce propos, le carré rouge nota que pour genr’radical, l’idée de faire un disque était un excellent moyen de financer des causes qui tiennent à cœur à ses membres. Le projet de groupe évolua naturellement vers des performances live étant donné que chacun et chacune avaient pour rôle au sein de différents mouvements militants d’être les animateurs culturels musicaux.

Militantisme, activisme, discours politique...oui mais de quoi parlent les chansons de genr’radical, concrètement ? Ève-Marie explique que les thèmes abordés par le groupe peuvent être classés dans cinq catégories. Premièrement, la critique du système capitaliste. Evidemment, puisque ce système est à la base de la plupart des grands problèmes mondiaux, genr’radical s’y attaque inévitablement dans ses textes. Deuxièmement, la critique des rapports entre les hommes et les femmes, ainsi que le féminisme radical. Cette idéologie est fondamentale pour les membres du groupe. Être féministe, c’est nécessaire et non négociable pour genr’radical, dans un monde qui se dit moderne mais qui tolère encore beaucoup trop d’injustices entre les genres. Ensuite, l’histoire et l’actualité des mouvements militants. Aussi, les rapports entre le Nord et le Sud, ainsi que la critique de l’impérialisme. Finalement, l’autocritique du mouvement d’extrême gauche. Parce que pour rester cohérent, il est essentiel de reconnaître ses travers et ses paradoxes.

Dans genr’radical, tout le monde écrit et chante. Tout le monde s’inspire de sa vie de militantE, de l’actualité et de sa vie personnelle pour écrire. L’esprit collectif est très important, chaque membre à une place dans le groupe et personne n’est au-dessus des autres. À travers leurs œuvres, la bande d’amiEs souhaite propulser les causes en lesquelles ils/elles croient. Chaque mots qu’ils écrivent et chantent est pensé et ressenti sincèrement et profondément. Leur mission est d’accompagner les luttes politiques par la musique, puisque beaucoup de choses peuvent être dites en musique et être acceptées plus facilement que dans les discours politiques. Alors que le premier effort du groupe porte davantage sur la réflexion, le prochain album prendra un virage d’action et d’affirmation. Ce work in progress prendra forme au printemps prochain selon les dires du groupe.

Parlant d’album, Yannick et Ève-Marie évoquent l’éthique du monde musical alternatif lors de la discussion. Genr’radical souhaite évidemment profiter d’une diffusion plus large que celle du cercle de collègues et amis militants qu’ils fréquentent. Cependant, ils hésitent à s’allier à une compagnie de disque ou de distribution, même alternative. Selon eux, le monde des diffuseurs musicaux n’est pas assez politisé. Même les compagnies qui signent des artistes engagés ont souvent leur mot à dire dans le processus, la démarche artistique des artistes qui signent un contrat de disque. Le groupe est donc en quelque sorte dans un dilemme. Rester indépendant, continuer de travailler de manière libre et sans contraintes et bûcher plus fort pour se faire connaître et distribuer son disque, ou signer un contrat qui risque d’imposer des limites au groupe afin de faciliter sa diffusion. La question demeure, peut-on faire sans le système?
Genr’radical propose de faire la réflexion à ce sujet, et de garder à l’esprit que tout passe en musique. La musique peut changer les gens, les transporter et les amener ailleurs, là où ils n’auraient jamais pensé aller.


Avis aux intéressées, le groupe est à la recherche d’une percussionniste pour venir mettre encore plus de rythme dans ses compositions. Féministes radicales, bienvenues !

Pour plus d’informations sur le groupe et ses actions, visitez leur site Internet : www.antipatriarcat.org/radical
Une liste de diffusion est disponible sur le site, si vous souhaitez être informés des activités du groupe directement dans votre boîte de courriel.

Le groupe est aussi sur Myspace : www.myspace.com/genrradical

dimanche 21 octobre 2007

Bonbons et Perrier citron

Dimanche soir, je regarde tranquillement un film avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling, quand tout à coup, le drame. Mon univers s'écroule, je me sens vide et impuissante, montée dramatique, émotion à son paroxysme... Plus de Perrier citron. Et ma soif qui est à peine étanchée. Vite! Au dépanneur du coin de la rue! Je prends deux bouteilles bien froides et je m'arrête devant les bonbons, question de m'aider à surmonter cette dure épreuve que la vie m'envoie. Sweet Tarts en main, je dépose les bouteilles de Perrier sur le comptoir. La gentille dame scanne mes items et me dit le prix avec sa voix douce. Alors que je lui tends l'argent, elle me regarde et me dit "Oh, tu as coupé tes cheveux!" et elle me sourit. Je lui dit oui, c'est ma coloc qui les as coupés. Elle me demande si je frise naturel ou si j'ai une permanente. Eh non, mes boucles sont vraies, pas de triche. Elle trouve ça joli. Wow. Je la remercie trois fois plutôt qu'une et je lui souhaite une très belle soirée. Je sors du petit dépanneur modeste, résistant à l'invation des Couche Tard, avec un grand sourire aux lèvres et une joie pétillante dans le coeur. Il y a de l'espoir quand la dame du dépanneur remarque les coupes de cheveux de ses clients...

mercredi 17 octobre 2007

L'Artichaut dans les présentoirs de l'UQAM

Il est sorti, ce journal artistique qui se veut révolutionnaire pour sa première édition de la session. Carré rouge sur fond blanc est son thème, préparez-vous à être secoués par ses articles contestataires (mais toujours si bien écrits!). Dans ma section, musique, je propose une entrevue avec le groupe Genr'Radical, racontée par le petit carré rouge sur mon sac à pois. Également, la trame musicale d'une manif réussie, des suggestions pour oreilles militantes. Arts visuels présentent un article sur le peintre et sculpteur Armand Vaillancourt, théâtre propose une revue de Marie Stuart, à l'affiche au Rideau Vert. Pour le reste, il faudra vous procurer votre exemplaire gratuit dans l'un des présentoirs à journaux de l'UQÀM...Mais ne vous inquiétez pas, je posterai mes articles ici dans quelques jours...promis!

mercredi 10 octobre 2007

psychologie de l'ado affamé

Ça fait bientôt six mois que je travaille dans une maison des jeunes, chaque jour de 16h à 21h (plus ou moins). Je mange souvent sur mon lieu de travail, étant donné que j'ai rarement le temps de manger chez moi avant de m'y rendre.
Aujourd'hui, j'avais apporté un reste de tofu et légumes sautés à la sauce thaie aux arachides sur lit de riz. Bref, un bon petit lunch végé, rien à voir avec la haute gastronomie de pizza pochettes et pogos que propose la cantine de la place. Habituellement, les jeunes sont plutôt indifférents à ce que je mange, parfois ils font un commentaire du genre "Eww, comment tu fais pour manger ça". Je ne m'offusque pas de ces remarques, je n'essaie pas de convaincre personne, je prêche silencieusement par l'exemple.


Depuis un mois ou deux, il y a un jeune latino qui vient presque chaque jour à la maison des jeunes. Il a tout le temps faim, mais jamais de monnaie pour s'acheter un truc à la cantine. Il lorgne souvent mes grignotines, je partage volontier avec lui fruits séchés, noix ou autres galettes de riz soufflé. Ce soir, mon repas a piqué sa curiosité. Il me regardait manger ces petits cubes beige enrobés de sauce avec un air intrigué.

Lui- C'est du poulet?
Moi-Non.
Lui-C'est quoi?
Moi-Goûtes, tu vas voir c'est bon.

Il prend alors un morceau et le mange.

Lui-Hmm, ouais c'est bon. J'peux en avoir un autre?
Moi-Biensur, sert toi.
Lui-Mouais, ç'a une texture comme..molle...c'est quoi?
Moi-Prends le temps d'avaler, je te dirais ce que c'est après.

Il avale, cette fois il fait une petite grimace, il a moins aimé.

Moi-C'était du tofu.
Lui-Quoi?!
Moi-C'était du tofu.
Lui - QUOI? OUACHE! PAS DU TOFU?! T'AS OSÉ ME FAIRE MANGER ÇA?!

Moi, crampée raide - Voyons donc, t'as aimé ça, si ne te l'avais pas dit, tu en aurais mangé encore.
Lui, encore plus fâché - C'est pas vrai! J'ai pas aimé ça!!

Et il court au lavabo se rincer la bouche tout en crachant frénétiquement.
Je ris encore plus en le voyant se gargariser comme s'il avait avalé de la mort aux rats.
Bon, il a été curieux et il a mangé du tofu sans le savoir. J'imagine que c'est une infraction grave au code d'honneur des ados. En tout cas, je ne crois pas qu'il n'essaiera plus de me quêter de la bouffe...tant pis...

mercredi 3 octobre 2007

Moi, mes souliers...

...sont pas mal plus beaux que les tiens! Non mais, sachez que ces magnifiques souliers vintage ont connu les années '80, que dans une autre vie ils étaient bleu-vert et que c'est ma mère qui les portait! Je les ai "customizés" question de les mettre au goût du jour parmi tous ces Converses sans âme qui traînent chaque jour sur les trottoirs. Ne vous méprenez pas, ce sont des Bullit.

















mardi 25 septembre 2007

Les chroniques du métro No.3

Ce soir, j'ai rencontré par hasard Ivan le révolutionnaire dans le métro. Il était autour de 22h30, j'étais en route vers chez moi. Debout, écoutant Broken Social Scene, je me suis retournée, et je l'ai vu, qui me regardait avec l'air de se demander pourquoi mon visage lui était familier. Après un bon 5 secondes de fixation, je lui souris et le salue. Je m'approche pour aller lui parler.

C'est la deuxième fois en un an qu'on se croise, dans le métro. La dernière fois il travaillait pour la STM et portait son uniforme bleu poudre. Ce soir, il était de nouveau étudiant en philo et portait son éternel t-shirt noir anti-nazi sous sa classique chemise blanche. Nous avons eue la conversation typique d'un gars et d'une fille qui se sont connus à une autre époque et qui se racontent où ils en sont, le temps de faire 4 stations. La job, l'école, les projets, les souvenirs. Je lui demande s'il a ressorti son carré rouge. Il me dit que non, pas encore, qu'il veut en prendre un dans une asso étudiante bientôt. J'en ai un de rechange dans mon sac. Je le lui offre.

Puis, c'est ma station, Pie-IX. À ma grande surprise, Ivan le révolutionnaire prend son sac à dos en même temps que moi, il sort ici aussi. Alors nous continuons notre route ensemble, il habite tout près, deux coins de rue. Puis nos directions divergent. On va surement se revoir. À la prochaine. Il n'a pas changé, il ressemble toujours un peu au Che avec sa barbe, ses cheveux noirs et ses petits yeux.

C'est long faire la révolution, ça fait 400 ans qu'on essaye et ça n'a toujours par marché...

lundi 17 septembre 2007

Une plante dans un verre d'eau

Je suis née sur le bord de la mer, j'ai vécu à la montagne et près des grands champs, aujourd'hui je pousse dans les craques de trottoir.

Le jeudi après-midi, j'ai un cours d'initiation à l'écriture journalistique. Mon prof est un monsieur qui vient de la région de Charlevoix. Au premier cours, nous avons discuté ensemble de la région, étant donné que j'y ai vécu quelques années.

La semaine dernière, après le cours, mon prof vient me voir et me demande : "Coudonc, qu'est-ce que tu faisais toi à St-Hilarion?" Je lui explique que j'y ai habité trois ans avec ma mère, de la 6e année jusqu'en secondaire 2. Une fille du cours qui nous écoutait distraitement demande si je viens de là ou si je vais y retourner. "J'y ai seulement vécu trois ans, je me suis toujours promenée un peu partout, c'est ma vie, arriver dans des nouvelles places et m'adapter." La fille sourit et dit "T'es comme une plante dans un verre d'eau, tu te transplantes facilement." Et mon prof d'ajouter cette délicieuse métaphore : "T'es de la culture hydroponique!"

Je la trouve excellente. C'est vrai au fond, comme la plante qui pousse dans l'eau, je me fais des racines rapidement, et je suis plus "concentrée"...

lundi 3 septembre 2007

Pop Rose & Champagne

Il y avait de la soie, de la dentelle, des fleurs et plein de couleurs. J'avais apporté ma tambourine et il avait acheté des croissants. J'étais un peu timide mais on ne le voit pas. C'était un vendredi après-midi, électro, rock old-school et chanson pop. Un jeune homme très gentil a pris des photos de moi très Pop...







Pour voir les autres, il faut faire un tour sur ce blog littéraire rose...

jeudi 30 août 2007

Les chroniques du métro No.2

Mercredi de fin d'été, magasinage pour la rentrée. Il fait chaud dans la 139. Je pense à la pendaison de crémaillère qui arrive bientôt. Puis je me demande si Gabou a bien eu mon invitation, et s'il viendra. Voilà que mes idées se perdent et de "je t'aime" sur les murs en free hugs dans la rue, je repense à Manu. Meilleur câlin à vie. Le métro est là quand je descends les escaliers de la station Pie-IX. Pas le temps de choisir, je rentre dans le premier wagon que je vois. Rendu à la station Papineau, qui ne vois-je pas de l'autre côté de la fenêtre...Manu lui-même. Il sourit derrière la porte, s'avance et entre avec son petit bonhomme en poussette. Adorable. Puis il se rends compte avant que la porte ne se referme, qu'il s'est trompé de direction. Tout à fait son genre. Oups, il ressort et on rit. On se reparlera bientôt.

vendredi 24 août 2007

Ce soir dans Triste Monde Tragique...

Dans le coin droit. À L'extrême des clichés sur les adolescents, un concept américain calqué par des québécois qui illustre que la convergence fonctionne à merveille, la bande annonce du film À Vos Marques...Party! Voyez comment une brochette d'acteurs de talent peuvent devenir des panneaux publicitaires pour le capitalisme sauvage grâce à un scénario vide et une histoire mille fois racontée.



Dans le coin gauche. Le vidéoclip de la chanson Anéantir le Dogme, des Vulgaires Machins, groupe punk-rock aux textes engagés et percutants, réalisé en collaboration avec François Avard, auteur de nombreux romans et de la série Les Bougon. Voyez la puissante critique d'un monde où l'hypersexualisation côtoie le fanatisme religieux, en direct sur Youtube, présenté par votre voeuudette préférée!

lundi 20 août 2007

Un nouveau projet trop cool

La nuit dernière, pendant mon sommeil éthylique post virée sur le Plateau pour un show de 3 gars su'l sofa, j'ai eu une vision. Eh oui, l'alcool peut aussi rendre visionnaire...Je me suis vue, portant un t-shirt sur lequel est dessiné un poisson dans un bocal. Un poisson avec des lunettes fumées, qui joue de la guitare. Et à l'arrière du t-shirt, il y avait d'écrit, "Moi, j'adore." Ça m'a donné l'idée de commencer un blog parallèle au Mini-Blog à Pois, le Bocal Local. Pourquoi ce titre? C'est un qualificatif affectueux pour désigner la scène musicale locale indépendante de Montréal. Je n'invente rien, d'autres ont qualifié la scène de bocal avant moi. Sauf que mon projet n'est pas de vouloir être branchée à tout prix en étant de tous les I-Pod battle et autres soirée TTC, Numéro#, Omnikrom. Non. Je veux raconter les anecdotes, potins et autres scandales de la scène locale, avec juste ce qu'il faut d'humour snob pour que la critique soit efficace. L'idée, c'est de pointer les travers et d'en rire, de façon honnête et sans diffamation, mais sur un ton différent de celui que j'utilise pour le Mini-Blog à Pois.

Je vous invite donc à vous rendre dès maintenant au http://moijadore.blogspot.com
pour y lire mon premier post, affiché aujourd'hui même.
Laissez-moi vos commentaires, faites part de mon projet si vous le trouvez intéressant...!

samedi 18 août 2007

Le chat est fou

Premier matin de vacances...une pause du travail jusqu'au 3 septembre :) Belle soirée hier avec mes copains du cégep, Mick, Cynthia, Martyne et Kséniya, les amis les plus géniaux qu'on puisse avoir. Difficile de faire la grâce matinée, un petit chat fou s'obstine à vouloir faire un vacarme d'enfer. Klaxon qu'il s'appelle, parce que quand il miaule, on dirait une trompette bouchée...Dès que je daigne finalement lui ouvrir la porte de ma chambre, il me colle et me suit frénétiquement, pris d'une panique étrange. La petite bête se repose en ce moment sur ma couette, personne ne dirait qu'il y a 10 minutes il avait l'air d'avoir vu la Mort en os et en cape.


....


Je viens de changer l'eau des poissons. Alice et Lewis vont bien. Mais un des deux poissons que nous gardions en pension pendant que leurs propriétaires sont en voyage vient de se faire bouffer par Klaxon...Le p'tit maudit a bien prévu son coup. Il s'est jeté d'un bon sur le bol dans lequel les quatres pauvres poissons attendaient que je lave leurs bocaux respectifs. Le bol s'est renversé par terre, les poissons se sont retrouvés sur le plancher, et Klaxon en a bouffé un avant de se sauver comme un voleur. Au moins il a pris une sacrée douche en commettant son méfait.

La frousse que j'ai eue. Pauvres poissons. Méchant chat. Chat fou. Loi de la nature. Cruelle.

vendredi 10 août 2007

Comment j'ai découvert la solitude...

En fouillant dans mes dessins d'enfant, ceux qui sont dans mon sac d'école de première année, un vrai sac old-school en cuir mauve et rose avec un parapluie, j'ai trouvé une curieuse page dont je n'ai absolument aucun souvenir. C'est en fait le verso d'une petite histoire que j'avais inventée à propos d'un sapin solitaire dans une forêt de feuillus. Il est écrit sur cette page, au crayon de plomb, d'une écriture naïve : "J'ai découver la solitude a sept ans. J'ai alors vu que c'était bien triste."

Wow. Je ne me savais pas philosophe au primaire. Ok, ce sont deux petites phrases toutes simples, mais leur éloquence me trouble. Je ne me souviens pas du contexte, du pourquoi ou du comment j'ai pensé à écrire ça. C'est spécial que je retrouve un truc comme ça à ce moment-ci de ma vie, alors que j'ai parcouru le contenu de mon vieux sac d'école plusieurs fois sans remarquer ce bout d'histoire particulier.

J'étais une enfant heureuse d'être toute seule. J'avais autant de plaisir à dessiner, lire, écouter des livres-cassettes ou m'inventer un monde imaginaire qu'a être avec mes amis. Au secondaire, ce trait de caractère a vite fait de moi la "fille bizarre, bonne dans tout et qui écrit les meilleures compos". Croyez-moi, c'est winner pour les profs et le bulletin, mais ça ne fait pas accourir les amis dans la cour de récré.

Aujourd'hui, je repense à tout ça et je me dis que je referais tout pareil, sauf que j'aurais plus confiance en moi. Écrivez, jeunes âmes solitaires, n'arrêtez jamais, même si vous vous trouvez mauvais, dites-vous que des gens sont payés pour écrire des conneries, alors si vous êtes le moindrement brillant, on finira par vous dire que vous écrivez bien. La preuve, moi ça m'arrive parfois ;)

dimanche 5 août 2007

Ne m'attends pas. Je t'aime.

Anna.

C'est le titre du livre qui occupe mes temps libres en ce moment. Un petit livre de Louis Gauthier, dans lequel le narrateur attend Anna. Il l'attend inlassablement et avec toute la ferveur dont un narrateur participant est capable. Les jeux de mots et les fantaisies de style s'enchaînent au fur et à mesure que le lecteur s'attache au récit qui, pourtant, ne raconte rien.

Gauthier nous plonge dans les réflexions farfelues de celui qui attend. Où est Anna? Pourquoi est-elle partie? Est-ce qu'elle va revenir? Mystère. Il n'y a que l'attente et tous les délires qu'elle amène. Nous pensons tous à un million de choses lorsque nous attendons. Qu'est-ce que ça donnerait si on transcrivait nos "pensées de file d'attente"? Discours devant les meubles, bonheur de se laver les idées sous la douche, questionnements profonds et futiles, tout y passe, et encore plus. Si vous aimez l'humour absurde de Ionesco et Beckett, ou même si vous êtes un fan de Seinfeld, Anna vous plaira assurément.

Je vous suggère aussi Les Aventures de Sivis Pacem et de Para Bellum, du même auteur. Le titre est un peu étrange, voire rébarbatif, mais je vous promet que vous allez rire du début à la fin et que vous ne verrez plus jamais les notes de bas de page de la même façon!

jeudi 26 juillet 2007

Oppositions

Encore une soirée devant un film. Je suis dans mon nouvel appart depuis à peine 3 semaines et j'ai loué peut-être 12 films que j'ai dévorés à coup de trois par semaine environ. Le film de ce soir, il n'y en avait pas des tonnes de copies. Il était en anglais seulement. Half Nelson, avec Ryan Gosling (The Notebook, Remember the Titans). C'est l'histoire d'un prof d'histoire qui enseigne dans une école de blacks et qui entraîne l'équipe de basket-ball féminine de l'école. Jusque là, ça ressemble à tous ces films où le gentil prof blanc mais un peu maladroit finit par faire faire des merveilles à de pauvres jeunes plein de potentiels mais malheureusement sous-estimés par un système pourri.

Half Nelson va beaucoup plus loins que ça. C'est un pamphlet historique et social percutant. Le prof, Daniel Dunn, a un problème de dépendance à la drogue. Un soir, une élève de sa classe, Drey, membre de son équipe de basket, le surprend dans les toilettes en train de fumer du crack. Elle reste avec lui et ne dis rien à personne. Il se développera entre les deux personnages une relation particulière. Dan raccompagne souvent Drey chez elle et ils deviennent presque comme des amis. Mais Drey fréquente aussi Frank, un dealer ami de son frère qui est en prison. Frank prend Drey sous son aile et tente de l'initier au mode de vie de la rue en lui faisant faire des livraisons de cocaïne.

En trame de fond, des exposés des élèves de Dan, à propos de grands événements de l'histoire américaine des droits civils, et la notion d'opposition, élément central de l'enseignement de Dan, et de tout le film. Lui et Drey, s'opposent et se rejoignent. Ils se battent tous deux dans un monde qui confronte sans cesse leurs valeurs. Half Nelson est un film qui va droit au but, sans faire la morale et sans donner de solution magique. Les personnages sont incroyablement vrais. La facture du film fait un peu penser à un documentaire. Tout reste sobre sans être lourd.

La musique est signée Broken Social Scene. Juste pour ça, c'était le destin que je voie ce film. Ces temps-ci, je repense souvent à un certain prof qui a croisé mon chemin quand j'étais au secondaire, et qui m'a retrouvée par hasard 5 ans plus tard, pour devenir mon chum. Nous avons écouté Broken Social Scene lors de notre première soirée en tant que couple. Ouais. Disons que ça rentre dedans comme coïncidence...


samedi 21 juillet 2007

Les chroniques du métro : Petites histoires du commun des urbains No.1

Ligne Orange ; de Sauvé à Berri-Uqam

Ligne Verte ; Berri-Uqam à Pie-IX

22h40

Cette ville me surprendra toujours. Je venais de quitter Rosie et je réalisai que j’avais été un peu stupide de ne pas lui laisser mon numéro ou mon adresse courriel. Les chances de rencontrer une dame comme elle un mardi soir à la station Sauvé étaient désormais plutôt nulles. Elle s’était approchée de moi timidement, à son sourire et ses yeux brillants je cru d’abord qu’elle voulait me demander une information sur comment se rendre quelque part. Il n’en était rien. Rosie venait de teindre ses cheveux, qu’elle trouvait maintenant trop foncés. Elle voulait connaître mon avis sur l’éventualité d’ajouter des mèches auburn pour pâlir le tout. Je lui répondis honnêtement que je trouvais ses cheveux très bien. Elle me sourit et me dit qu’elle avait mis du blush sur ses joues pour attirer l’attention ailleurs. Je ne puis dire de quelle couleur était le blush, puisque le visage de Rosie était presque entièrement rouge. Ses yeux aussi étaient rouges, de fatigue et de manque de sommeil. Elle me raconta qu’elle ne voulait pas avoir l’air d’une « madame ».

-Je demande souvent à ma fille de 19 ans si j’ai l’air d’une madame. Quel âge as-tu toi?

-J’ai 21 ans.

-Ah oui? Ma plus vieille à 25 ans. Est-ce que tu étudies toujours?

-Oui, je termine mon bac cette année.

-En quoi?

-En animation et recherche culturelle.

Rosie s’illumina et me dit qu’elle avait un bac en animation et recherche culturelle. Je ne puis dissimuler mon enthousiasme devant cette heureuse coïncidence. Rosie me parla alors de son parcours professionnel, des postes qu’elle avait eus et de l’expérience qu’elle avait acquise au fil des années. Elle voulu savoir quels étaient mes intérêts. Le métro arriva à se moment et alors que nous entrions, je lui parlai du stage que j’allais faire cet automne et de mon intérêt pour le journalisme culturel. La conversation dévia ensuite sur mon parcours en animation jeunesse et sur mon actuel travail dans une maison des jeunes. Rosie semblait très intéressée. Elle me racontait des anecdotes sur ses années dans un centre de femmes, puis comme assistante d’une famille d’accueil. C’était une passionnée. La ligne orange défilait lentement, et Rosie décida de ne pas sortir à Sherbrooke et de continuer le trajet avec moi. Nous étions contentes de discuter ensemble.

-Je trouve ça le fun de parler avec toi. Me dit-elle.

-Ça me fait plaisir. Je ne suis pas une montréalaise frustrée qui vit dans sa bulle et qui ne parle avec personne. J’aime parler avec les gens.

-Tu es une montréalaise?

-Oh, non. Je ne viens pas de Montréal. Je viens de Sept-Îles.

- Vraiment? Je m'en vais à Maliotenam dans deux semaines!

Encore une coïncidence. En plus d’avoir étudié dans le même programme que moi, Rosie connaissait ma région natale. Maliotenam est une communauté Montagnaise située près de Sept-Îles. J’étais fascinée de savoir que Rosie avait pris des cours de montagnais et qu’elle affectionnait les Innus et leur culture. Au moment de transférer vers Honoré-Beaugrand, Rosie et moi sommes restées sur le quai un moment à discuter. Puis elle pris la direction de la sortie pour retourner chez elle. La dernière chose que j’entendis d’elle fut "J’aimerais ça te revoir"


Voilà pourquoi je me sentais un peu stupide, à 22h40 dans le métro sur la ligne verte.


jeudi 5 juillet 2007

la nouvelle Hochela-girl

Ouf! Me voila rendue dans Hochelaga, nouveau depart, nouvel appart, amenez-en des projets! J'ai maintenant une super grande chambre qui sera encore plus super quand j'aurai fini de l'amenager (excusez les fautes d'accents, je suis sur un clavier anglais et je ne trouve plus rien...) Je n'ai pas encore Internet chez moi, je vous ecris en ce moment de mon travail, mais pas de panique, d'ici 2 semaines je serai de retour online regulierement ;) J'aime bien mon nouveau coin, c'est tranquille et pas mal tout est proche. Il y a de la vie, 3 chats, 2 poissons et 1 lapin, en plus des trois specimen rares qui occupent les chambres... C'est moi qui a trouve le nom des poissons, Alice et Lewis ;)

Dites, avez-vous vu l'ete quelque part? On dirait que Montreal a demenage a Sept-Iles ;P

Je n'ai vu aucun des shows gratuits au festival de jazz que je voulais voir. Trop de rush pour le demenagement. Je me sens deconnectee, et puis ca fait une vie que je ne suis pas sortie. Faut croire qu'un break s'impose avant la folie de l'automne. Reste Patrick Watson ce soir, eh oui vous le savez je me paie une decouverte...

Pour finir je vais vous parler de la mission que je me suis donnee en arrivant dans Hochelaga : faire pousser les petites phrases kioutes comme des fleurs dans les craques de trottoir ;) Ouais, un gentil ponk-croqueur m'a convaincue que je pouvais rendre le quartier plus beau ainsi, rien de moins :P

jeudi 28 juin 2007

Tempêtes

Une nuit d'orage torride...les boîtes sont empilées et le ventilateur peine à changer l'air chaud et humide de ma chambre. Vers 5 heures, la tempête se calme dehors. Une autre s'agite en moi. Mon ventre est une mer déchaînée. Je connais cette foutue douleur. Celle qui revient avec chaque pleine lune. Je connais aussi le moyen d'en venir à bout. Un bain chaud. Mais il fait au moins 40 degrés. L'idée d'un bain me semble ridicule. La tempête ne se calme pas, mon ventre insiste et je finis par céder. À 7 heures 30, l'eau chaude coule dans ma baignoire crade et j'ai enfin droit à un peu de soulagement. J'essaie de me rendormir ensuite. Pas de chance. À 9h15 je reçois un appel de ma future coloc qui a besoin d'aide pour faire ses boîtes. Un déjeuner au resto plus tard, je remplis des sacs de linge dans un appart bordélique. C'est beau la vie parfois ;)

Je quitte mon amie vers 14 heures, je me prépare pour aller travailler. Je n'ai plus de quoi me faire un lunch décent. Le temps presse, je vais être en retard, je change d'idée 5 fois en m'habillant. J'attrape l'autobus. C'est un de ceux avec deux longues rangées de bancs une face à l'autre. À ma droite, un jeune asiatique, en face de lui, une jeune fille rousse. Arcade Fire joue dans mes oreilles et je regarde tranquillement les passagers de l'autobus.

Arrivé sur le boulevard Rosemont, le bus fait un détour vers la 12e avenue. C'est là que le jeune asiastique regarde la fille rousse qui vient de ranger son cellulaire. Il lui fait un signe de tête provocateur. La jeune fille le regarde, incrédule. Les autres passagers suivent la scène discrètement et se lancent des regards. Le jeune asisatique insiste et lance un "Qu'est-ce tu fais?" méprisant à la rouquine. Celle-ci rétorque d'un "C'est quoi ton problème?" cherchant à éviter la situation. Et puis paf, le jeune se lève d'un bond et frappe la fille qui se lève à son tour mais il la rattrape et la pousse de sorte qu'elle se cogne sur un banc. La pauvre se sauve vers l'avant en criant au chauffeur, paniquée. L'asiatique la suit jusqu'en avant et la frappe encore, devant le chauffeur. Puis il reviens s'asseoir, nonchalant. Tout le monde fige et prend un air indigné devant le comportement étrange du jeune. L'autobus s'arrête. Le chauffeur parle avec la jeune fille rousse, appelle la police, et tout le monde attend. Le jeune semble dans un état second. Il se lève et essaie de sortir de l'autobus, mais une passagère lui dit fermement de retourner s'asseoir. Il obtempère sans répliquer, il attends patiemment. Dix interminables minutes plus tard...deux autopatrouilles arrivent et le jeune asiatique est arrêté. La jeune fille rousse en état de choc raconte l'histoire aux policiers.

C'est la première fois que je suis témoins d'un acte aussi gratuit et insensé. Sur le coup, je trouve ça complètement surréaliste, je panique un peu et je n'ose pas bouger d'un poil. Le jeune a-t-il des problèmes de santé mentale? Est-il en voie d'entrer dans une gang de rue et cette escarmouche n'était qu'un test? Ou a-t-il simplement eu une journée atroce? Je trouve ça triste...je me mets à la place de la pauvre fille qui n'a absolument rien fait d'autre qu'être au mauvais endroit au mauvais moment. C'est bizarre la vie des fois... ;)

Puisque cette journée à commencé dans la douleur, il fallait qu'elle se termine de la même façon. En marchant pour me rendre au travail, je ne vois pas ce bout de broche qui traîne sur l'asphalte et mes pieds innocents se prennent dedans alors que je descends du trottoir pour traverser une rue. Bang, je me retrouve par terre en moins de deux. Un poignet foulé et une superbe scratch sur le ventre juste en haut de la hanche. C'est l'fun la vie des fois... ;)

samedi 23 juin 2007

All that groove

C'est l'été sur cette île et les fourmis grouillent comme si c'était la fin du monde. Peut-être grouillent-t-elles parce qu'elles sentent l'appel du groove? La saison des festivités urbaines s'annonce bouillante, tout comme la température ;) J'ai jetté un coup d'oeil hier soir à la programmation du festival de jazz. Ça sera groovant à souhait!

Pawa Up First vendredi le 29 juin, 22h, scène Bell

Deweare samedi le 30 juin, même heure, même scène

Misteur Valaire le 3 juillet....

Et j'ai fait une folie. J'ai acheté un billet pour le show de Patrick Watson le 5 juillet au Metropolis. Comme ça, juste pour le trip de la découverte. J'ai hâte de voir et d'entendre ça...

Hâte aussi de connaître la programmation extérieure des Francofolies...

mercredi 20 juin 2007

Mon premier home movie

Voici un petit montage maison que j'ai fait avec le tellement génial logiciel Windows Movie Maker. Pardonnez-moi, je n'ai pas de Mac pour faire des vidéos qui ont l'air professionnels.

Il s'agit de la chanson "Ça sonne" du groupe Band de Garage, originalement composée par eux-même et ré-interprétée par le groupe 3 gars su'l sofa. J'ai fait un mélange des deux performances, question de vous montrer la différence flagrante entre les deux versions. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires...et allez visiter les Myspace des groupes que je vous ai mis gentiment un peu plus haut ;)


dimanche 17 juin 2007

Tadoussac Rocks!!

Je ne sais pas par où commencer pour raconter ma fin de semaine. Allons-y avec la suite de mon dernier post.

Mon festival commence avec Richard Desjardins et sa Guétare. Je suis assise au bout de la troisième rangée, au centre. L'homme se présente avec une magnifique chemise rose dont les nombreux boutons sur les manches claquent sur ladite guétare. Il les relève donc. Le poète dabord discret, se révèle fort généreux. Des monologues inoubliables accompagnent ses chansons. Il raconte qu'il a voulu voyager un jour et choisir une destination au hasard sur la mapemonde. Quand il a dit à sa femme "Honey, j'ai l'goût d'aller quequ'part où j'ai jamais mis les pieds, quequ'part où je serais vraiment dépaysé." Elle lui répond "Va donc faire un tour dans cuisine!" ;) Une vingtaine de chansons, trois rappels et une foule qui dit merci.


L'aventure se poursuit avec Band de Garage. On change de registre. Mes tympans se défoncent, "ça sonne en tabarnak!" sera la phrase à retenir. 3 gars su'l sofa reprennent cet hymne en version accoustique. Vraiment marrant. Ils sont ma découverte de la fin de semaine. Je brave l'heure tardive et la violence potentielle des amateurs de métal pour aller voir Mononc Serge. Bon Dieu! Cet homme est une machine, un dévoreur de scène, un déca-danseur, un déchaîneur de foule. Même après 3 shows finissants aux petites heures, il semble frais comme une rose...Ce doit être les douches de bière qui le rendent si énergique...

Je ne suis pas allée voir Tricot Machine. J'y avais pensé, mais finalement j'ai changé d'idée. Dans la catégorie petit couple kioute qui fait de la musique, je préfère, et de loin, le duo Call me poupée. Vous devriez vous aussi. Ils ont des super beaux t-shirts, j'en ai pris un jaune pour ajouter à ma collection. J'ai attrapé quelques notes de Misteur Valaire. Je n'ai pas vrament vu le show par contre. Mais je suis sure que j'aimerai ce band. Ils ont tellement fait bouncé la foule que le plancher du Café du Fjord a défoncé!! J'ai aussi entendu un peu de Manouche. C'était eux le band de "hippies-vive-les-tam-tam-faisons-revoler-nos-dreads". Leur pianiste tue en tout cas! Alexis Dumais qu'il s'appelle. Il ressemble un peu à François Parenteau. Il pourrait faire un piano-fight avec Antoine Gratton, et je pense qu'il gagnerait ;)

Pour terminer, le spectacle de clôture était très bien. Voici quelques anecdotes en vrac. Avoir su, je serais allée voir le Slam Session avec Ivy et ses copains, leurs mots sont un plaisir pour le cerveau! La chanson d'Ève Cournoyer qui a gagné le prix de la meilleure chanson de l'année décerné par la SOCAN...est bin ordinaire finalement...je ne comprends pas le buzz...Dany Placard est toujours aussi sympa, essayez de trouver quelqu'un d'autre pour faire "yodeler" une foule avec autan d'enthousiasme ;)

En rappel, je dois vous raconter ma rencontre avec un monsieur extrêmement sympathique et absolument fascinant. Noël Fortin, père de Fred Fortin. Ce monsieur a une flamme dans les yeux que j'ai rarement vue. Il est comme un chêne solide et fier, mais en même temps rieur comme la rivière qui court. Il a été prof pendant des années, il fabrique des guitares et adore son coin de pays, quoiqu'il a promis d'aller faire un tour à Sept-Îles un jour ;)

C'est tout pour ce soir, merci beaucoup d'avoir lu jusqu'au bout. J'espère que vous reviendrez me lire bientôt. Je posterai bientôt des photos, et peut-être un vidéo..si je réussi. Mais là... J'men va m'coucher...

jeudi 14 juin 2007

Un matin de départ

Quel beau jeudi matin! Ensoleillé à souhait, et pas encore caniculaire :) Je pars pour Tadoussac dans moins d'une demie-heure. Le temps d'une fin de semaine, je reverrai la mer. Je remplirai mes oreilles de musique et je ne penserai à rien d'autre qu'à profiter du moment. Ce soir, Richard Desjardins et sa Guétare...

Rendez-vous au www.chansontadoussac.com/2007/accueil.html
pour plus d'infos sur le plus grand des petits événements musicaux de l'été ;)

dimanche 10 juin 2007

Week-end Végan Part II

Je me suis levée à 7h ce matin. Il est 10:40 et je viens de me réveiller. Je reviens d'une autre escapade à Ste-Agathe. Quel beau trip encore une fois. Un réel plaisir de retrouver les étoiles et le chant des grenouilles. Le chant des maringouins fut un peu moins plaisant, mais étant pleine de bon sang (sens) les pauvres ne pouvaient pas me résister...

J'ai profité du feu, de l'herbe sous mes pieds et de la pluie soudaine sur mon visage (vive les averses d'été!) J'ai trempé mes orteils dans un ruisseau bien caché. J'ai écouté les fées chanter. Une petite promenade dans le village m'a rappellé bien des souvenirs ; du temps où j'habitais aussi un petit village en haut d'une montagne...

Et la bouffe...ahhh! Les crêpes véganes étaient aussi bonnes (sinon plus) que les crêpes traditionnelles de ma grand-maman (mais chuuut..ne lui dites surtout pas!!) Que dire des truffes au chanvre et à la noix de coco...mmmm..je les ai roulées moi-même, que de fun et de chocolat :)

Nous avons même eu droit au sauvetage in extremis d'un petit lapin, frappé par un méchant bumper de char. Aux dernières nouvelles, il se porte bien, respire mieux et ne saigne plus...On lui souhaite le meilleur.

Souhaitons également le meilleur au végé-bacon (noix de coco fumée) qui sera mis sur le marché bientôt. Courage cochons, il y a de l'espoir! En attendant, une petite "plogue" pour déguster cette spécialité ainsi que plein d'autres délicieux petits plats végétaliens...

Resto Ahimsa
55 rue St-Vincent
Ste-Agathe
Ouvert de 10h à 22h du mardi au dimanche
Infos (819) 321-3444

jeudi 7 juin 2007

Music is the best

Envie de partager avec vous un petit morceau de chanson qui joue en boucle dans mes oreilles ces temps-ci. C'est un extrait de I make weird, par Bleubird, rappeur américain résident à Montréal. Son album R.I.P USA est excellent, très riche autant au niveau musical que lyrique.

Information is not knowledge
Knowledge is not wisdom
Wisdom is not truth
Truth is not beauty
Beauty is not love
Love is not music
Music is the best

Avouez que ça tue quand même! Et c'est comme ça pendant tout l'album. C'est encore mieux sur scène, j'ai eu la chance de voir Bleubird lors des soirées Rap Maudit ainsi qu'au lancement du e.p de Gatineau. Le gars est tout seul sur scène avec un micro et un lecteur cd. Et il est aussi captivant qu'un band au complet. Malade je vous dis!!

vendredi 1 juin 2007

Pluie d'été

Une heure du matin.
Il pleut.
La nuit est calme et fraîche.
Je sors à la fenêtre.
La pluie chuchotte.
La brise lui répond.
Le temps est si bon.
Je souris puis j'éclate de rire.
Je ris d'une tristesse sans nom.
Je pleure pour un bonheur inconstant.
La pluie caresse doucement ma main.
Un taxi passe.
Un voisin rentre.
Je quitte ma fenêtre.
Abandonne la nuit.
La laisse à sa romance avec la pluie.

lundi 21 mai 2007

Week-end végan

Je viens d'atterrir. Je suis encore toute impregnée de mon week-end surprise. Samedi après-midi, Genoue (très bonne amie rencontrée à l'UQAM) débarque chez moi et me dit "Allez, viens-t-en, on s'en va dans l'nord!" Je la regarde incrédule. Je pense à mon épicerie pas faite et à mon linge qui sèche encore sur la corde. Pas grave. Je fais mon sac en vitesse et on part. Direction Ste-Adèle. Genoue a des amis qui y habitent, elle ne les voit pas souvent et elle avait envie de me faire découvrir leur univers. Il s'agit d'une famille qu'on pourrait qualifier de hippies modernes. Elles (parce qu'il n'y a qu'un homme dans la famille donc, je ne vois pas pourquoi on le mettrait au pluriel...) vivent dans une grande maison dans le bois, leur porte est toujours ouverte, les amis et connaissances sont les bienvennus en tout temps. Marie-Pierre et ses quatre filles, Héloïse, 16 ans, Barbara, 15 ans, Améthyste, 4 ans et Lazuli, 2 ans. Elles sont véganes et ne consomment presque rien de nuisible pour l'environnement. Marie-Pierre et son compagnon Gabriel tiennent un resto végan et préparent chaque jour des plats ingénieux et disons-le, vachement délicieux!

Mais ça l'air de quoi, de la cuisine végane?? C'est en fait une cuisine qui n'utilise aucun produit provenant des animaux. Pas de viande, pas d'oeufs, pas de produits laitiers, pas de gras animal. Minimaliste comme régime? Détrompez-vous! Je ne me suis jamais autant bourrée la face de plein de trucs différents qu'en fin de semaine...


Je vous jure, c'est fou. On a pas idée à quel point les fruits, légumes, céréales et légumineuses offrent de multiples possibilités. Saviez-vous que la noix de coco fumée, ça goûte le bacon? Que le tofu peut imiter le fromage à s'y méprendre? Et que pratiquement tous les produits provenant des animaux ont leur équivalent végétal? En deux jours j'ai vu passer toute sorte de combinaisons de couleurs, de saveurs et de textures qui se battaient pour avoir ma préférence. Miammmm! C'est clair que je vais commencer à me documenter et à essayer plein de plats. Pas seulement pour la cause des animaux, ni uniquement pour la portée sociale ou idéologique ou whatever...juste parce que c'est trop bon!

J'ai vraiment passé du temps de qualité en fin de semaine. Cette escapade improvisée m'a permis d'oublier un peu Montréal et son stress, sa folie et sa pollution. Je me suis recentrée vers moi-même et mon énergie. Juste pour vous dire, je me suis couchée à 2h du matin samedi et dimanche, j'ai domi 8 heures et je me sentais en pleine forme. J'ai vu des étoiles, j'avais oublié comme c'est beau, la Lune et Jupiter qui se faisaient la cour. J'ai écrit un peu, j'ai eu des idées..je vous en reparle...




jeudi 10 mai 2007

Pas d'place pour les fans...

Une belle soirée avec Gabou hier, malgré tout. On arrive aux Foufs heureux d'assister au show de Numéro# et Omnikrom. Mais on ne dépasse pas le doorman. "C'est sold-out en haut. Désolé. On a dû refuser 200 personnes tout à l'heure."
Et vlan! Pas de hit-pop ni de poutine dansante pour nous ce soir. Triste!

Alors on décide d'aller noyer notre peine au Cheval Blanc, parce que la pinte est toujours meilleure à la source. On jase de nos vies, la job, les projets, les rêves... et on se souvient de la première fois qu'on s'est vus, de la brosse qu'on avait virée au Cabaret des Anges Vagabonds au Lion d'Or. Ça fait un an pratiquement jour pour jour. D'ailleurs le prochain Cabaret est bientôt, il faudrait bien perpétuer la tradition et y aller ensemble encore. Il est sympa Gabou, petit artiste rebel, qui disrtibue l'amour en aérosol. Hier il a été très sage, et je l'en remercie.

C'est que je lui parlais de quelqu'un, qui me trotte toujours dans la tête même si c'est interdit. Je lui racontais notre dernier épisode, et la misère que j'ai à faire un trait sur tout ça, même s'il le faut. Voilà qu'il est temps de rentrer, la nuit est belle et on a quelques rues à marcher. On a pas fait trois pas dehors, que le fameux quelqu'un nous voit et nous salue. Coup de théâtre, il est assis près de la fenêtre (avec elle) et il boit sa bière avec un verre d'eau. Je regarde Gabou et je lui dis, "Ça c'est trop drôle, avoue que c'est fou!" Le quelqu'un a les yeux petits, il semble vidé. On parle de nos soirées respectives et on ne se regarde pas trop. Il demande ce qu'on fait, moi et Gabou. J'esquisse une réponse, puis je me demande si je ne vais pas rester prendre un dernier verre.

Gabou sort une pièce de sa poche, la lance et la fait atterir sur le dos de sa main. Il me dit "Pile ou face?" Je réponds "face". Il me dit que si je devine et que c'est face, je peux rester pour ce dernier verre....Il soulève sa main, et c'est face. C'en est trop. L'excitation monte en moi mais je sais très bien que je ne resterai pas. Gabou me dit "Si tu veux mon avis de personne très sage et raisonnable, tu devrais y aller, je veux dire, aller ton chemin et partir." Il a raison. Une chance. Je suis d'accord, juste une petite rencontre imprévue, c'est suffisant pour ce soir.

Alors je dis bonsoir et à une prochaine, et je vais mon chemin dans la nuit chaude. Je tire ma révérence au bon moment. Gabou dit qu'il comprend comment je me sens. C'est dur, mais je suis contente, je sais que je me sortirai de cette histoire plus forte.


Je reviens chez moi tranquillement, et pendant que je marche et qu'Arcade Fire joue dans mes oreilles, des mots me viennent en tête...

There you are when I think about you
There you are when I tell my friend about you
There you are when I just said I need to see you
There you are by the window
There you are with your eyes full of mysteries
There you are with her
There we are sharing silence
There I go on my way home...

dimanche 6 mai 2007

I like my Spidy nerdy...NOT emo

Spider-man 3 est vraiment décevant. Je suis allée le voir avec mon ami que je ne vois jamais pour autre chose qu'aller au cinéma. Nous étions tous les deux enthousiastes. Mais les deux heures et demie passées dans la salle de projection furent plutôt tièdes. L'entrée en matière est intéressante, avec des images clés des deux premiers épisodes dans le générique du début. Mais l'action tarde à venir, et la sentimentalité vient ralentir le tout encore plus. Quand la fameuse créature qu'on attendait depuis longtemps se manifeste enfin, on a droit qu'à une faible esquisse de son pouvoir destructeur et envahissant. Pire, jamais le nom de Venom n'est prononcé. Je vous le jure, j'ai vu la version originale en anglais, et LE méchant de Spider-Man n'est même pas nommé. Et puis la déchéance de Peter Parker est une vraie parodie. Le gars se fait un toupet emo et devient soudainement un tombeur déchaîné. Ridicule. Même le professeur Conners, élément clé dans l'étude de Venom, à l'air d'un pauvre pantin sans importance. Une chance que la performance de James Franco, alias Harry Osborne, vient apporter un peu de crédibilité à ce sirop trop sucré. Parce que ne comptez pas sur l'homme de sable pour venir enrichir l'histoire. Le type a l'air d'un abruti qu'on a hypnotisé et qui obéit comme un chien savant. C'est vraiment triste. Il ya trop d'éléments dans le film qui sont traités en surface, c'est frustrant. Les moments d'émotion et de suspense à couper le souffle des deux premiers ne sont plus aussi efficace, pour une raison que l'on s'explique mal. Il y avait vraiment du potentiel dans l'affrontement entre Spider-Man et Venom, ainsi que dans le duel Peter Parker et (J'ai oublié son nom...) le personnage joué par Topher Grace. Malheureusement, tout n'est qu'un collage rapide. Le film donne envie d'embarquer, mais nous fait décrocher sans cesse. Dommage. J'espère que le 3e Pirate des Caraïbes sera à la hauteur. Pour ce qui est de Spidy, le 2e film reste sans contredit le meilleur.

dimanche 29 avril 2007

Je chill avec des ados

Puisqu'il faut travailler et gagner son droit de vivre et d'exister, j'ai cherché un emploi d'été et me suis retrouvée avec un poste permanent. Je suis coordonnatrice dans une maison des jeunes de Ahunstic. Ça fait seulement une semaine mais j'aime déjà ça. J'arrive à 3h30 l'après-midi et c'est relax jusqu'à 21h. Je fais équipe avec un sympathique latino qui s'appelle Carlos. Cette semaine je n'ai vu que des gars, ils venaient tous jouer au hockey-cosom et au XBox. Il faut que j'apprenne à aimer les jeux vidéo. J'ai hâte de les connaître mieux et de pouvoir jaser un peu plus avec eux. Je m'ennuyais de travailler avec des jeunes. J'ai arrêté les activités parasco cet hiver, pour me concentrer sur l'université, et je me suis rendue compte que ça me manquais vraiment d'animer. Je suis contente d'avoir eu le poste. C'est fou, la société ne se rend pas compte du potentiel incroyable des jeunes. Même les plus fuckés peuvent être super motivés et avoir des projets qu'on ne soupçonne pas. Ce que je trouve génial, c'est que les jeunes de différents horizons culturels se côtoient et se respectent. Ils sont des exemples pour tous les coincés qui chialent sur les "étrangers qui viennent nous envahir". Ces temps-ci j'écoute pas mal de hip-hop, en voyant les jeunes regarder des clips sur Youtube, je me suis rendue compte que j'écoute seulement du hip-hop de "blancs". C'est fou quand même!! Ce n'est pas par choix ou par discrimination, c'est juste que c'est tout ce que je connais. Je trouve ça spécial. J'en viens à me demander, si je faisais écouter du Omnikrom ou du Gatineau aux haïtiens qui fréquentent la maison des jeunes, qu'est-ce qu'ils en penseraient??? Je crois que je vais tenter l'expérience....juste pour voir...je vous reviendrai là-dessus...

lundi 23 avril 2007

Brèves

Résumés des derniers événements plus ou moins notables de ma vie et/ou décompte des nouveaux petits pois sur ma mini-jupe...

J'ai eu 21 ans mardi le 17 avril et je me suis saoulée la veille avec
un ami de 7-Iles

J'ai fêté la fin de session avec les
Zapartistes au Club Soda. Si vous n'avez pas encore vu leur spectacle, courez au moins acheter leur DVD. Comme ils le disent si bien, il a été réalisé et produit sans aucune subvention de quelque palier de gouvernement que ce soit. Donc, vous avez pas déjà payé pour!

Gros party de fête vendredi avec mes amis du cégep, les vrais de vrais irréductibles. Celui qui ne s'est pas pointé n'aura jamais raison. Merci
Gabou pour l'oeuvre pleine d'amour.







Samedi soir Caféïné au cabaret Juste pour Rire. Du rouge, du noir, une cigarette, un vieux vicieux acoustique, un punk-rockeur en santé (?!) La Chine-ne-ne-ne-ne!




mardi 10 avril 2007

de l'alcool, des étoiles et de l'immaturité


Un dimanche mouvementé. Je n'ai plus de rhum. Mes deux bouteilles rapportées de Cuba sont déjà vides. Je suis triste. Ce doux nectar brun doré qui me réchauffait le coeur par les froides soirées d'hiver est maintenant un souvenir.

Direction le Verre Bouteille, Antoine "Tony" Gratton is dans la place ce soir. Tellement rock star le gars. Il faut le voir se déchaîner comme un fou sur son piano...un vrai p'tit Grégory...en pas mal plus sexy!!





Plusieurs verres plus tard, le fond de bouteille est atteint, c'est l'temps de rentrer se coucher. Ma tête est perdue quelque part dans les nuages de broue...Je suis comme une vraie ivrogne. Je parle tout croche, je chante, je ris pour rien. Et j'ai une furieuse envie de me défouler sur n'importe quoi. Les rues sombres m'inspirent des envies de me battre. Aucun chat de ruelle en vue. Dommage. À défaut d'hurler à la lune, je sors mon trop plein d'énergie d'une manière totalement immature, irresponsable et bête...Mais bon dieu que ça fait du bien!!!



samedi 7 avril 2007

Bonjour, je m'appelle Mini-Jupe, et je suis sugar-holic

Voilà. Première étape vers la guérison d'une dépendance, admettre qu'on a un problème. Ma dépendance est douce, sweet, sucrée. Je peux la combler en toute légalité. Le monde d'aujourd'hui me fournit chaque jour une invitation irrésistible à céder à la tentation... Je suis accro au sucre. Bonbons de toutes formes et couleurs, chocolats et autres desserts, sont ma drogue quotidienne. Biensur, tout le monde en mange et tout le monde aime ça. Dès qu'on est petit, sucré égale privilège, alors quand on grandit, on se récompense à volonté. J'ai toujours eu la dent sucrée, mais depuis quelques années, mon péché mignon s'est transformé en habitude presque maniaque.

Ça commencé avec les Sweet Tarts. J'en ai toujours un rouleau pas loins. Chaque fois que j'entre dans un dépanneur, je ne ressors jamais sans un ou deux rouleaux de ces bonbons surs. À Noel dernier, j'ai découvert les Jelly Belly, des jelly beans miniatures aux saveurs toutes plus originales que délicieuse. J'en ai eu pour un mois avant de finir mon sac tellement j'en ai acheté. Plus tard, je suis tombée dans le piège du plus gros dealer de sucre que je connais. Sugar Heaven. Petite boutique inoffensive d'un centre commercial du centre-ville (Montréal Trust ou Centre Eaton, je ne sais plus, un de cette gang là...) qui offre une multitude de bonbons en vrac. Tout y est, les jujubes avec ou sans enrobage de sucre, les bouchées chocolatées, toutes les couleurs, tous les styles de bonbons y sont. C'est le paradis du sucre. J'y suis allée deux fois, et ça m'a coûté, ma fois, trop cher!!!! Mais c'est si bon, le sucre. C'est réconfortant. Mes amis sont surpris de me voir avec une nouvelle sorte de sucrerie chaque semaine, ils me demandent toujours où je vais pêcher tout ça. Je n'y peut rien, je fonds devant un sac de Skittles tropical, j'adore entendre les Runtz craquer sous ma dent, et je pourrais manger 1 kilo de jelly beans à la réglisse noire sans être malade. J'ai posté un message sur mon blog Myspace à propos des petits coeurs à la cannelle pour la St-Valentin...eh bien ça aussi ça fait partie de ma dépendance. Finalement, j'ai terminé mes petits coeurs bien avant le 14 février.

Je me sens comme Fez dans la série That 70's show. Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, c'est une sitcom sur une bande d'ados qui se réunissent toujours dans un sous-sol, qui fument des joints et font toute sortre de pitreries, le tout se passe dans les années '70, d'où le titre de la série...Fez (interprété par Wilmer Valderrama) est le petit nouveau de la bande. C'est un jeune latino en échange étudiant. Fez adore deux choses, la porno, et les bonbons. Il est comme un écureuil, il cache des bonbons partout, question de ne jamais en manquer. Il en mange tout le temps, et refuse d'en donner à qui que ce soit. "I want candy" est une de ses catch-phrases. Je m'identifie beaucoup à lui. Au moment même où j'écris ce blog, il y a un méga sac de bonbons sur mon bureau, et je pige dedans entre deux paragraphes...

C'est difficile de me contrôler, honnêtement, quand j'ai une petite fringale, c'est bien plus simple de manger sucré que d'ouvrir un sac de carottes. Quand je suis à l'université, entre deux cours, si j'ai faim, qu'est-ce qu'il y a dans les machines distributrices qui poussent dans les pavillons comme des champignons et se font remplir 3 fois par jour...?? Des pommes et des oranges?? Mais non! Des bonbons!! Et puis, n'étant pas une buveuse de café, qu'est-ce qui me boost quand je suis fatiguée d'un cours...le sucre!! Il est partout, il m'attends et me crie de venir à lui. Hmmm...comment ne pas s'attendrir devant ces petites choses colorées qui promettent un plaisir gustatif instantané???

Bonjour, je m'appelle Mini-Jupe, et je suis sugar-holic...

Saint Kurt des Derniers Jours

Jésus est mort hier, ça l'air que demain y va ressicitu, résurecter, revivu, renaquit, bref pu être mort...Dans le thème du week-end de Pâques, je vous parlerai d'un gars qui n'avait rien d'un saint, mais qui avait pourtant des millions de fidèles...D'ailleurs j'y pense, c'est sa fête bientôt. C'est que voyez vous, j'ai loué le film Last Days de Gus Van Sant en fin de semaine, et ça m'a assez marquée pour avoir envie d'en parler ici.

J'avais entendu parler du film à sa sortie, je n'avais prêté que peu d'attention aux critiques, j'avais seulement retenu que c'était inspiré des derniers jours de Kurt Cobain. Un vendredi saint pas si lointain se présenta et au retour d'une escapade dans le péché (Sugar Heaven, pardonnez-moi, j'ai cédé à l'appel du sucre...je suis une vilaine fille...) le club vidéo semblait être la suite logique de mon parcours. Je suis tombée sur Last Days et je l'ai pris impulsivement, sans lire l'arrière de la boite. Il était tard quand j'ai commencé à l'écouter, et je ne l'ai pas terminé, parce que l'atmosphère du film était trop silencieuse et lente pour mon état d'esprit, qui avait hâte de dormir. Alors j'ai arrêté après 50 minutes, au moment où il commence à y avoir de la musique. Je suis donc allé dormir et j'ai repris mon écoute le lendemain. À tête reposée, j'ai pu mieux saisir toute la beauté et la poésie du film. Last Days va bien au delà du fait divers. On assiste à l'errance d'une âme, qui flotte entre le quotidien le plus ordinaire (il faut voir quand Blake/Kurt essaie de se faire du Kraft Dinner, ça lui demande presque autant de concentration qu'un problème de maths compliqué) et la vie d'artiste torturé, qui ressent un besoin urgent de créer et de s'exprimer par la musique. La scène où il est seul avec sa guitare et chantonne un air qu'il terminera avec passion est on ne plus claire.

Il faut préciser, ce film n'est absolument pas une biographie, c'est plus un poème cinématographique. L'acteur principal, Michael Pitt, joue un type qui s'appelle Blake, qui habite dans une grande maison au milieu des bois. Genre d'endroit qui a des airs de maison hantée ou de centre de désintox. On le voit errer dans la nature et vaquer à des activités étranges mais pourtant bien simples, avec dans les yeux un vide bouleversant. Les personnages qui gravitent autour de lui n'ont que peu d'impact, ils semblent pris dans leur monde et ne voient pas que Blake porte un énorme fardeau et est complètement perdu. Les dialogues sont rares, souvent incompréhensibles. Tout repose sur les images, la façon de filmer, qui est plutôt inhabituelle. Je pense à ce plan fixe de plusieurs secondes sur des feuilles dans le vent. Ou à ces dialogues en voiture de deux personnages secondaires, filmés comme si le caméraman était au-dessus du capot et filmait uniquement les reflets du ciel et des arbres dans le pare-brise. Le visuel du film parle beaucoup. Les images sont le complément du personnage principal, elles sont sa voix, sa vision décalée.

Si vous êtes un inconditionnel de Nirvana, je ne vous conseille pas vraiment Last Days, vous le trouverez probablement frustrant. Par contre, si vous vous sentez l'âme lourde et que vous avez envie d'un "film fucké ben raide avec plein de boutes bizarres qu'on comprends rien pis on sait pas trop pourquoi" je vous le recommande fortement.

mercredi 4 avril 2007

Bounce le rock!

Ça me tente de partager avec vous ce qui fait vibrer mes tympans ces temps-ci. Voici deux playlists enregistrées dans mon lecteur mp3, qui me suit partout, dans l'autobus, dans la rue, dans la maison ;) La première s'appelle Gros beats gras, l'autre c'est Rock'n'MiniJupe. J'étais pas trop une fille de hip-hop avant, disons que le rock est le principal ingrédient de mon alimentation musicale. Mais ya comme des gros beats qui m'ont rejoint, et voilà, vive la diversité. Bon, assez de jasage introductif...v'la les tounes...à noter que l'ordre à de l'importance, pas au niveau de la préférence, mais au niveau de la résonnance ;)


Gros Beats Gras
Bonzaïon - Loco Locass
Chewing-gum Fraise - Numéro#
Groove Grave - Loco Locass
Sympathie pour les robots - Les robots de la rime
Slow fat - Ghislain Poirier
J'garde ça réal - Séba avec Pawa Up First
La galerie d'art - Numéro# avec Red Foxx
Alcool - Gatineau
Achètes-moi - Omnikrom
Lâche ton style - Numéro#
Pow! Pow! T'es mort! - Gatineau
Manifestif - Loco Locass
Big Freeze - Pawa Up First avec Belle
J'aime la bourgeoisie - Numéro#
Le Gros - Gatineau
Sheila, ch'us là! - Loco Locass
Hit pop - Numéro#
Freak de Montréal - Gatineau
Switch blades - Bleubird
Set Carré - Gatineau


Rock'n'MiniJupe
Viens avec moi - Les Breastfeeders
Les habits de boisson - Le Nombre
L'amour entre animaux - Comme un homme libre
La bête - Les Psycho Riders
Les teenage gluesniffers - Le Volume Était Au Maximum
Pousse-toi - Les Breastfeeders
La Feraille - Sunny Duval
La fin du monde - Xavier Caféïne
Compter les corps - Les Vulgaires Machins
Tous ceux de ma race - Le Nombre
Nadine va se marier - Le Volume Était Au Maximum
La fièvre - Galaxie (anciennement 500...)
Tuer l'idole - Les Breastfeeders
Gisèle - Xavier Caféïne
J'ai des roses dins veines - Comme un homme libre
Dans un coït près de chez vous - Le Nombre
Fille de l'espace - Le Volume Était Au Maximum
Chuck Berry - Galaxie
Légaliser l'héroïne - Vulgaires Machins
La Bonne femme su'l bonhomme - Sunny Duval
Geneviève Néron - Le Volume Était Au Maximum
Pas sans saveur - Les Breastfeeders
Hier encore - Le Nombre
L'aéroport - Xavier Caféïne
Big Bang - Galaxie
Les Princesses - Le Volume Était Au Maximum

dimanche 1 avril 2007

Mini-Jupe et les tambourines

Ceci pourrait bien être le nom de mon nouveau band trendy mais obscur constitué uniquement de percussions et de voix expérimentales. Dans la réalité, c'est plutôt une histoire en petits morceaux...

Un jour, j'ai vu un tambouriniste fou. Un personnage au nom littéraire, qui hurle sa folie sous les projecteurs et crache de la bière sur quiconque s'approche trop près. Étant de nature extrême et ayant un penchant marqué pour les comportement destructeurs (verres, bouteilles, micros, rien ne lui échappe) il a l'habitude de faire voler en éclat sa tambourine à la fin d'une représentation.

Un soir, c'était l'été et j'étais à Québec chez Super Mel, et la coquine m'a offert deux cymbales égarées par le ténébreux. Je m'exclamai aussitôt "Maudite folle!" en riant aux éclats. Ce fut le premier morceau de l'histoire.
À ma fête au printemps d'après, je reçu ma tambourine rouge en forme d'étoile. L'objet est exposé sur mes murs depuis, est tombé de son clou pour se briser, fût recollé avec du tape.

Un autre soir de perdition et de rock'n'roll déjanté, Mel ramasse en cachette un petit morceau sans que je ne remarque quoi que ce soit. Elle me l'offre à la maison, la joueuse de tour à encore frappé.

Et puis, j'ai amené la tambourine à un autre niveau, quand il a fallu que je me trouve un nom de monitrice de camp de jour. J'ai hésité longtemps, j'avais plusieurs idées. J'ai demandé l'avis de tout le monde. Finalement, Tambourine s'est avéré être le choix évident. Aucun des jeunes du camp ne pouvait savoir toute la signification de ce surnom. Que de mystère.

Deux autres morceaux se sont ajouté à cette collection semi-imposée. Je ne sais pas trop quand les morceaux de se casse-tête impossible arrêteront de se multiplier. Je les garde telles des reliques. Ça fait parler les gens qui viennent chez moi. Voici une image qui vaut bien 1000 cymbales...